Chapitre #16 en ligne !
Hell0' w les Girls =)
Je n'attends pas forcément de commentaires sur ce texte, mais votre avis m'intéresserait beaucoup, du fait que je pense continuer ce début d'histoire. . .
[ Je le poste ci-dessous ].
[ Ce texte a beaucoup de ressemblances avec mes vacances, tel que l'animateur, dont j'ai changé le nom, le décor (photo) où j'ai passé mon avant dernière soirée, le garçon a les mêmes traits physiques qu'un mec que j'ai vu là bas, je n'ai réellement pas confiance en moi, & mon oncle avait un léger cancer, mais guéri maintenant. Le personnage principal, Lou, a les mêmes traits de caractère que moi, tout est vrai - à part son âge ].
Je termine en vous remerciant de votre compréhension, votre gentillesse, votre soutien - car certaines sont là depuis le début -, & tous vos commentaires durant mon absence.
Un grand merci à Emy&Alicia, Aurore, Manon, Audrey, & à - désolée, je ne connais pas vos prénoms ! - JonasBrotherKJN, les-sans-ciels, holidays-with-jonas, rosy-nounouche & tant d'autres !
Je vous aime sincèrement <3.
M.
J'AI EU MON BREVET MENTION TB =DDDDD
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__Seule, assise sur les rochers, les pieds nus pendants dans le vide, mon regard fondu dans le lointain horizon, je respire enfin. Le bruit des vagues s'écrasant contre les parois de la falaise accompagne ma renaissance. Pourquoi n'ai-je pas pensé à cet endroit avant d'être dans cet état ? Voir de si beaux garçons, en sachant que je n'aurais jamais le courage d'aller leur parler est une expérience que je ne conseille à personne. Tourner en rond, en se demandant si un des leurs allait faire ou non le premier pas, se demander s'il vous a ou non remarqué, ce qu'il pense de vous... Tout ceci me rend complètement folle. Ce n'est pas bon pour moi, surtout en vacances. C'est d'ailleurs le moment de l'année qui m'angoisse le plus. L'impression de rester bloquer dans une pièce sans issue, et d'être torturée sans merci, est dangereusement omniprésente. Si seulement j'avais l'audace d'aller leur dire bonjour, que je les épie depuis qu'ils sont là, qu'ils me plaisent... Et si, juste une fois, je pourrais avoir cette confiance en moi que je n'ai jamais eu, et que je n'aurais guère. On pourrait rebâtir un Monde meilleur avec des si ...
__J'emmènerais mon calepin et mon crayon, la prochaine fois que je viendrais ici. C'est si reposant, si revigorant... Oh, mon portable vibre, un message texte. [...]
__Toujours sur mon énorme rocher, les larmes ne veulent pas couler. Elles restent au fond de moi, et ne demandent qu'à sortir. Or quelque chose me bloque. Peut être d'être prise en train de pleurnicher pathétiquement à la suite de la lecture d'un Sms.
__Au diable les autres...
- Eh, ça ne va pas ?
- Si, je vais très bien, répondis-je en m'essuyant les perles salées du bout de ma paume.
__Gaël se tient debout derrière moi, et n'a pas l'air vraiment convaincu par ma réponse.
- T'es toute tristoune. Raconte moi, j'suis là pour ça !
__Là pour ça ? Il se charge de faire passer un bon séjour aux vacanciers, en leur proposant toutes sortes d'animations, et pas des affaires d'une adolescente pommée. Oui, il est animateur dans ce superbe club. Celui qui m'a tout de suite plu. Serait-ce pour ses yeux bleus, son humour décapant, son sourire charmant ou son enthousiasme débordant et électrique ? Certainement les quatre.
- Le quotidien d'une fille comme moi t'intéresse ? Je croyais que tu préférais les jeunes femmes plus mûres et bien dans leur peau.
- Parce que tu ne l'es pas ?
- On ne t'a donc jamais appris à ne pas mentir ? Si j'avais une once de confiance en moi, tu me verrais avec d'autres personnes que mes parents, mon frère et ma s½ur.
- Je n'ai toujours pas ma réponse. Pourquoi tu pleurais ?
- Pourquoi, ça t'intéresse ?
- Pourquoi poses-tu toujours tant de questions ? N'acceptes-tu pas que l'on puisse penser du bien de toi ou juste vouloir t'aider ?
- Si, désolée. Mais ce n'est rien d'important.
- Je suis persuadé que tu n'es pas le genre de filles à pleurer pour un ongle cassé.
- Effectivement, je n'en suis pas. Plutôt quand l'un de mes proches est mort...
- Je ne savais pas, je suis désolé ! Je ne pensais pas à quelque chose d'aussi gros que ça. Que.. Que lui est-il arrivé ?
- Il a succombé à un cancer. Mon oncle, avouai-je, les yeux s'embuant de larmes, la voix tremblante. Le seul membre de ma famille déchirée, qui m'ait toujours protégé comme la huitième merveille du monde, qui m'ait autant fait sourire de compassion envers nos vies à présent, qui m'offrait la possibilité de venir lui parler jour et nuit en cas de problème... Il est mort, Gaël. Mort..., répétai-je en baissant la tête.
- Pleure pas ma belle. Viens là..., me dit-il doucement en ouvrant les bras.
__Je m'y blottis, échappant un reniflement désespérant au passage. Il me caresse les cheveux et me rabâche qu'il est mieux là où il est maintenant, que tout ira bien. Je commence lentement à y croire quand il est coupé dans ses gestes et paroles par un appel.
- On m'attend pour les répétitions de ce soir, s'excuse-t-il sur un sourire. Tu peux rester seule ?
- Oui, ça va aller, t'en fais pas !
__Il sourit, m'embrasse rapidement le front et part sans plus un regard. Moi, je reste seule, épuisée par mes pleurs, le vent en pleine face et les cheveux collés à mon visage humide. Si j'ai bien compté, j'en suis à deux problèmes personnels. Ne plus penser à sa mort et m'assumer telle que je suis. Tâchons d'y parvenir... Les yeux fermés, la respiration lente et régulière, je commence à m'assoupir de fatigue. Je bascule lentement et me couche sur le côté, mes tongs faisant office de modeste oreiller. Je veux m'enterrer, six pieds sous terre, et ne plus remonter à la surface. Bientôt, les sombres abysses du sommeil m'enveloppent, me donnant l'impression de ne jamais plus pouvoir m'en libérer...
__Je m'éveille, m'étire et me frotte le visage de mes mains moites. Génial, j'ai la trace de mes sandales sur la figure ! Derrière moi, le soleil se couche ; je dirais qu'il est dans les environs de sept heures. Mon état mental n'a pas changé : toujours désemparée devant le décès de mon oncle, et toujours aussi stupide de ne pas croire en moi. Le seul moyen de me sortir de ce tourment est d'écrire. Guérir des maux par des mots, telle est ma devise. Je bondis sur mes pieds, et avec le peu de force qu'il me reste, me traine jusqu'à mon appartement. Seize ans et j'ai l'allure d'une vieille de quatre vingt dix balais. Je passe par la case piscine pour chercher les clés auprès de mes parents, qui languissent encore tranquillement sur leurs transats, malgré l'heure tardive. J'ai mauvaise mine, m'ont-ils dit. Merci, vous m'aidez beaucoup. Arrivée dans ma chambre, je me jette littéralement sur mon cahier, et laisse divaguer la pointe de mon crayon au gré de mes envies. Le soulagement est instantané. A peine deux minutes après le départ de sa course folle, mon esprit va mieux. Je continue pendant quelques temps mais ne relis pas : horreur de faire ça à vif, quand l'écriture est encore toute chaude. Dehors, Gaël annonce le traditionnel Jeu Apéro, auquel je réponds souvent par les bonnes réponses. Mais loin d'eux. Ces gens que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas, et de qui j'ai pourtant la trouille. Satanée confiance.
__L'âme en paix, je me redirige vers la jetée, où les vagues s'y écrasent encore plus violement qu'avant. Je pousse le portillon grinçant, qui sépare l'enceinte de l'hôtel aux immensités de cette nature contraignante, et vois un garçon, de dos. Ses cheveux bruns s'emmêlent, rebelles, sous les bourrasques du vent. Il porte un sweat à manches longues gris et a exactement la même posture que moi, il y a plus de trois heures. A une exception près : lui, il sourit. Pour la première fois de ma vie, je prends mon courage à deux mains et avance vers lui. Il ne me remarque que lorsque je m'assois à ses côtés. Et sans demander quoi que ce soit, il prend la parole...
- Je viens souvent ici, pour me ressourcer. C'est un bon endroit, un beau paysage. Quand je vais mal, je m'installe là, regarde la mer, et je ne peux m'empêcher de sourire...
- Je.. Pourquoi tu me dis tout ça ?
- Je ne sais pas, continue-t-il, les yeux toujours rivés sur le bleu de la mer. Peut être parce que je me sens en confiance avec une personne dont je ne connais même pas le prénom, ni à quoi ressemble son visage. Je dois t'avouer que c'est bien la première fois que je m'adresse à un inconnu. Même à mes proches, je ne leur parle pas souvent, de peur de faire une boulette phénoménale.
- J'ai l'impression de me voir moi, en toi. Je suis pareille. La même crainte de me planter en public. Je vais donc rester dans ma lancée, et te demander d'où tu viens.
__Timidement, j'essaie de capter son regard. Impossible, sa tête parait fixer dans cette position. On ne lui a jamais dit que de ne pas regarder les personnes dans les yeux quand elles te parlent est une chose très impolie ? Qu'il y mette du sien, bordel !
- Des Vosges. Toi ?
- D'Alsace. T'as quel âge ?
- Dix sept. Toi ?
- Seize. Tu me déballes ta vie et après tu ne dis plus rien ?
- J'ai déjà fait l'effort de paraitre bien envers toi, alors ne te plains pas.
- Parce que tu crois que tu me donnes une mauvaise image de toi ? Pardonne-moi, mais je ne pense pas ça de toi. Je pense que tu es quelqu'un d'aussi timide et réservé que moi, ayant peur de l'inconnu et de faire une connerie qui pourrait te coûter chère. Par contre, je ne peux pas juger ton physique, à part tes cheveux et tes fringues, je n'arrive pas à voir ton visage entièrement.
- Considère que je suis aussi mystérieux.
__Ai-je déjà mentionné le fait que je craque pour les gars mystérieux ? Non ? Maintenant, oui.
- Dans ce cas précis, je suppose que ça ne sert à rien de te demander ton prénom ?
- T'as tout compris. Pour toi en revanche, c'est facile à deviner. Tu t'appelles Lou, non ?
- Hein ? Comment tu le sais ??
- Ta gourmette.
- Alors je ne peux pas savoir ton prénom ni même te voir en entier, mais toi, tu as le culot de regarder ma gourmette ? En plus, sans que je ne m'en aperçoive ??
- Ajoute rapide à ta liste sur moi.
- Aurais-je l'honneur de voir à quoi tu ressembles ?
- A une condition.
- Vas-y.
- Je veux savoir pourquoi tu pleurais dans les bras de l'animateur, tout à l'heure, avant de t'endormir sur tes tongs ?
__C'était si voyant et pitoyable que ça ??
- Tant que tu ne te moques pas de moi...
- Jamais. Je te donne ma parole.
- Très bien ; mon oncle est décédé.
- Quoi ?? s'exclame-t-il en tournant pour la première fois sa tête dans ma direction.
__Wow, c'est quoi le bordel, là ? Pourquoi je me sens envoutée par son regard ? Explications, s'il vous plait.
- J-je suis désolé, s'excuse-t-il en tournant subitement la tête, la baissant.
__Le rosissement inexpliqué de ses joues me fait rire, on dirait un gamin de sept ans pris en flagrant délit de bêtise. Sauf que là, le garçon en fait dix de plus, et va me rendre plus folle que pour mes deux problèmes personnels précédents.
__Ses yeux sont d'un bleu gris torturé, qui pourtant dégagent une telle chaleur...
__Inexplicable.
- Ce n'est pas grave... Tu ne pouvais pas savoir. Voyons le bon côté des choses, j'ai enfin pu voir tes yeux. Ils sont magnifiques... avouai-je en rougissant.
- Les tiens ne sont pas mieux... Non mais regarde-nous ! A nous lamenter sur notre sort, - même si le tien est plus crédible que le mien. La vie est tellement courte, qu'il faut prendre le temps, et l'apprécier.
- C'est bizarre que tu dises ça, une chanson dit exactement la même chose. Tiens, écoute.
__Je sors mon Mp3 de ma poche, et lui passe un écouteur, plaçant le mien dans mon oreille droite. A la fin de la chanson, composée et interprétée par Nicholas Jonas, il retire l'écouteur de son oreille, sa tête encore et toujours rivée sur la jetée.
__Je devrais lui demander, pour ne pas me coucher ce soir hantée par l'image de l'infime seconde où ses yeux étaient braqués sur moi. Je devrais lui demander de me regarder, aussi bête soit mon idée, pour ne pas dériver à nouveau...
- T-tu pourrais m-me regarder, s'il te plait ?
- Tu as peur de devoir aller dormir sans un dernier regard de ma part, c'est bien ça ? répond-il, sans bouger pour autant.
__Pourquoi je n'arrive donc pas à garder mes sentiments pour moi, sans les exposer à n'importe qui ? Or, il n'est pas n'importe qui...
- J'ai la même sensation... murmure-t-il, comme pour lui-même.
__Il tourne alors sa tête vers moi, et je sais qu'à cet instant, je ne pourrais jamais m'en défaire. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Il semble autant déboussolé que moi.
Qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est-ce qui nous arrive ?_